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Le trèfle et les lys

  • Le pape, l'Europe, l'islam et les migrants

    Le pape a donné ce lundi une interview à La Croix, interview qui, comme d'habitude, a suscité diverses réactions. Il s'exprime notamment sur la situation des pays européens, confrontés à l'islam et à l'immigration. Ses propos sur le sujet ont, comme d'habitude, été aussitôt interprétés de diverses façons, chacun les percevant à l'aune de ses propres convictions sur ces questions. Cela a, bien évidemment, entraîné des analyses pas toujours dépourvues d'approximations, dans un sens comme dans l'autre.

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  • Pourquoi BHL gagnera le concours de niaiserie

    (Photo : Jeanne-A Debats)

    Ces derniers temps, notre Bernard-Henri Lévy national était aller faire son cirque habituel (chemise blanche et kalachs) chez les Kurdes combattant l'EI en Irak. Nous avons eu droit à quelques photos aussi prétentieuses que ridicules, et un petit texte, intitulé "Pourquoi Daech perdra la guerre", qui regorge de pépites. C'est parti.

    "Ils seront vaincus parce que ce sont de bons terroristes mais de mauvais soldats."

    Cher Bernard-Henri, il est souvent oiseux, et surtout dans le cadre de ce conflit, d'établir une distinction entre le terroriste et le soldat : la terreur fait partie de la stratégie utilisée par les acteurs dudit conflit pour obtenir des gains stratégiques — et ce, notamment chez les djihadistes. En clair, même un mauvais soldat, pourvu qu'il soit doué pour le terrorisme et la propagande qui va avec, peut faire pencher la balance.

    "Ils seront vaincus parce qu’ils font les fiers-à-bras, devant l’objectif,"

    C'est vrai que sur ce sujet, BHL s'y connaît...

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  • [Entretien] Robert Spaemann, la nature et Dieu

    Entretien avec le philosophe allemand Robert Spaemann, à l'occasion de la sortie de son livre "Chasser le naturel ?", paru dans la revue Famille Chrétienne.

    Robert Spaemann, né à Berlin en 1927, est un philosophe catholique allemand, proche du pape Benoît XVI. Professeur honoraire à l'Université Louis-et-Maximilien de Munich, il participe activement aux débats de société, en particulier sur les questions éthiques (avortement, euthanasie) et écologiques. Son engagement n'est pas séparé de la physique fondamentale, ce qui le fait s'exprimer de façon naturellement dense. D'où nos brefs commentaires entre crochets.

    L'homme contemporain aspire à vivre en harmonie avec la nature, mais est de plus en plus coupé d'elle. Pourquoi ?

    Quand nous disons « la nature », nous évoquons quelque chose de familier et d'aimable. Mais le mot suggère aussi quelque chose d'hostile, qu'il faut soumettre [abattre des arbres pour se loger, chasser pour se nourrir]. Il y a une ambivalence dans la position de l'homme envers la nature, qui correspond à l'ambivalence de son intérêt pour elle. D'une part, l'homme est un sujet qui essaie de soumettre la nature objet pour se défendre, ne pas être dominé et soumis par elle. D'autre part, l'homme veut se sentir chez lui dans la nature, intégré en elle, comme un objet. Il veut lui appartenir.

    Ainsi sommes-nous ensemble sujets et objets. L'homme, sujet pensant, s'approprie les objets par la raison, et c'est tout le progrès scientifique de l'homme sur la nature. Mais comme l'homme est lui aussi objet, ce progrès aboutit à la domination de l'homme par l'homme. Pour l'éviter, l'homme doit tenir ses deux intérêts pour la nature en équilibre dans une balance.

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  • Le Monde et le djihad, entre bons sentiments et raccourcis

    Dans un éditorial [texte complet] (non signé) daté du 2 juin, le Monde entend pointer du doigt les "incohérences de la lutte contre le djihad". Une initiative qui serait tout à fait louable, si le Monde ne se perdait pas, lui aussi, dans ses incohérences, et surtout dans ses raccourcis, caricatures et approximations.

    "Appuyées par l’Iran, les factions chiites au pouvoir à Bagdad martyrisent aujourd’hui la minorité sunnite arabe (qui était au pouvoir hier)."

    L'édito commence fort, avec une vision à peine manichéenne de la situation. Si les tensions chiites:sunnites sont bien entendus vives, ces deux groupes ne forment ps des blocs unis. Ainsi, les tribus sunnites d'Anbar sont divisées sur l'attitude à adopter face à l'EI et aux milices chiites. De l'autre côté, le gouvernement du Premier ministre Al-Abadi, issu du Dawa (parti chiite), tend à se méfier de ces mêmes groupes armés chiites.

    Enfin, le terme "martyriser" est bien évidemment excessif, déplacé et ridicule.

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  • [Miscellanées musicales] Hommages d'Italie à l'Irlande

    En musique, trois hommages de groupes italiens aux combattants nationalistes et républicains irlandais.

    Imperium - Belfast

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